Anciens latinistes et hellénistes : des nouvelles

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Des nouvelles de nos Anciens qui en profitent pour s’interroger sur les atouts des options grec ou latin dans leur parcours, car on n’arrête pas de vous le dire : le latin et le grec peuvent servir…

 

Marwan Bousselmame, bac S en 2012, option grec :

 

Marwan

« En ce qui me concerne, j’ai commencé les langues anciennes au collège, latin en 5e et 4e, et grec ancien de la 3e jusqu’en terminale. J’ai eu mon Bac S en 2012, et j’ai ensuite fait une année de PACES, avant de me réorienter sur une double licence Histoire / LLCE Anglais (j’ai arrêté l’Anglais en L2), j’ai obtenu ma licence d’Histoire à Caen et je suis parti à Paris pour un master de recherche, et je redouble actuellement mon M2 là-bas. Les langues anciennes m’ont évidemment été utiles pour mon cursus d’Histoire, pour la période antique tout d’abord, la connaissance des grands auteurs et de leurs textes, la familiarisation avec l’histoire grecque et latine, et donc avec tout l’aspect « civilisation » des LCA donnant d’excellentes bases pour appréhender et étudier cette période.

Pour les autres périodes historiques, c’est essentiellement le côté vocabulaire qui m’a servi, les termes « compliqués » étant de racine latine ou grecque bien visible, cela permet bien souvent de retrouver le sens d’un terme. Mais le vocabulaire m’a été le plus utile pour mon année de médecine, les termes médicaux provenant des langues anciennes, les hellénistes (et latinistes dans une moindre mesure) ont un avantage certain pour l’apprentissage de l’anatomie, et il est plutôt rassurant de comprendre les termes que l’on apprend, et pas seulement de les apprendre par coeur : le métatarse c’est le pied parce que tarsos c’est la cheville et le métacarpe la main, parce que karpos c’est le poignet !

Au-delà de leur apport certain pour la culture générale, les LCA sont donc toujours utiles, ne serait-ce que pour avoir un peu plus de vocabulaire, ce qui est toujours profitable, et surtout ne sont pas du tout une matière de « L », puisque les connaissances qu’elles apportent s’avèrent fort utiles dans le domaine médical par exemple. Et d’un point de vue plus « pragmatique », ces matières apportent un bonus au bac, ce qui est toujours bienvenu. »

Manon Roussel, bac ES en 2012, option latin :

 

ManonRousel
« Je suis actuellement professeur des écoles et j’ai pratiqué le latin depuis mon année de la 5ème jusqu’en terminale, où j’ai passé mon bac ES option latin. Tout d’abord, les points supplémentaires lors de la passation du baccalauréat ne sont pas négligeables puisque la note de 19 coefficient 3 m’a permis d’obtenir une mention !
Je suis ensuite entrée en classe préparatoire économique et sociale et mes années de latin m’ont particulièrement servi lors de mes cours de culture générale (autant concernant la civilisation que le vocabulaire). Dans mon quotidien et le reste de mon parcours, je trouve qu’il est toujours plus aisé de retrouver le sens d’un mot grâce aux racines latines dont on se souvient. Hormis cet aspect « pratique » du latin, je suis partie en voyage scolaire avec mes camarades de 4ème latinistes. Cette expérience fut vraiment riche en découvertes et en maturité.
Également, cet enseignement m’a beaucoup apporté sur le plan personnel. Une relation particulière se tisse avec les enseignants des langues anciennes, due certainement à l’effectif réduit d’élèves. J’ai gagné en confiance en moi et mon enseignante de latin du lycée m’a toujours encouragée et soutenue. Aujourd’hui, je lui suis toujours reconnaissante. Merci ! »

Nicolas Fontaine, bac ES en 2014, option grec :

 

nicolas« J’ai étudié le latin au collège, le grec en 3ème et au lycée. J’ai eu des difficultés à retenir les déclinaisons ainsi que le vocabulaire. La partie « mythologie et culture générale » m’intéressait davantage. Pourtant au cours de mes études (DUT Techniques de Commercialisation et Licence Pro Assistant Commercial Export Trilingue), j’ai pu remarquer de nombreuses similitudes entre ces langues et le domaine du marketing. La raison est simple : il suffit d’analyser le nom des entreprises qui nous entourent et on remarque vite qu’elles sont souvent inspirées du latin ou du grec, parce que ce sont des langues « qui plaisent à l’oreille du consommateur ». De plus d’un point de vue culture générale, j’ai appris beaucoup de choses autour de ces enseignements. Une chose relativement importante en ce qui concerne mon cas, est que les points que j’ai eus avec l’option grec, m’ont permis d’obtenir mon baccalauréat. »

Alice Lemonnier, bac S en 2014, option grec :

AliceLemonnier

« Je suis en train de terminer mon master 2 Patrimoine Naturel et Biodiversité à Rennes 1 actuellement. J’ai fait ma licence 3 biologie des organismes au Québec à l’université du Québec à Trois-Rivières. Mon master est un master de biologie écologie pour la conservation des espèces et des habitats naturels.

Étant dans des matières scientifiques, les lettres grecques me sont familières, et facilitent la compréhension de formules, de concepts. À titre personnel, j’utilise couramment un langage abrégé avec l’utilisation de lettres grecques. Au niveau de la mythologie, les mots tirés de personnages ou des noms de phénomènes comme le réflexe de Midas ou d’autres choses sont plus facilement assimilables avec l’étude du grec.

Je ne regrette pas mon choix d’avoir suivi l’option grec ancien tout le lycée, et latin tout le collège, pour la culture personnelle, la philosophie, la mythologie, et rien que pour avoir quelque chose en plus sur le CV ou lors d’entretiens. »

Charlène Cauchon, bac S en 2015, option grec :

charlène » Je participe avec plaisir ! Mon parcours est un peu particulier : après le bac j’ai refait une terminale au lycée Sainte-Chantal pour rentrer ensuite en classe préparatoire puisque je n’avais pas été prise du premier coup (année scolaire 2015-2016). En septembre 2016, je suis rentrée en CPGE BCPST (Biologie, Chimie, Physique, Sciences de la Terre) au lycée Malherbe à Caen. J’ai redoublé ma deuxième année de prépa, donc cela fait 3 ans que j’y suis.

J’ai depuis ma première année 2h de cours par semaine de français-philosophie, qui porte sur un thème d’étude différent chaque année : nous devons lire 3 livres et nous dissertons dessus lors du concours. Le grec m’a été particulièrement utile l’année dernière (lecture de l’Iliade d’Homère) et cette année puisqu’on travaille sur Le Banquet de Platon. J’ai donc déjà une certaine culture que d’autres n’ont pas sur la Grèce antique, ce qui me permet de mieux comprendre ces œuvres et globalement le cours lorsque ma professeur fait des références sur les mythes de la Grèce antique. En français mais également en biologie, cela m’aide à comprendre plus facilement certains mots et à les retenir puisque je les ai déjà vus et que je connais le terme grec dont ils sont “issus”. Comme j’ai fait le choix de faire du grec au lycée, cela m’a en plus permis de travailler une matière en plus des autres, ce qui dans le cadre de la prépa m’a aidée à ne pas crouler sous la charge de travail puisque j’étais déjà habituée à travailler un peu plus que d’autres de mes camarades. Enfin, j’ajouterais que faire du grec au lycée m’a tout simplement permis d’avoir une culture sur la Grèce antique comme je le disais précédemment, ce qui, je pense, est toujours un petit plus personnel d’un point de vue culturel. C’est pourquoi je suis très contente d’avoir suivi cette option pendant 3 ans au lycée. »

Alexia Dos Santos, bac S en 2015, option grec :

 

Alexias dossantos
« Après une année de PACES, je me suis orientée vers la licence de Sciences de l’Education et je suis actuellement en 3ème année de cette licence à Caen . Le grec a été un choix que j’ai pu faire dès la troisième et j’ai voulu continuer au lycée. Je ne regrette pas du tout ! Le grec m’a apporté beaucoup de culture avec la découverte d’un nouvel alphabet, la mythologie… De plus, le grec m’a permis de mieux comprendre certains principes exposés par les enseignants au lycée mais aussi à la fac et de mieux retenir certains mots. De plus, faire du grec au lycée a pu nous permettre de nous retrouver en petit groupe pour travailler des notions diverses et le tout dans une ambiance agréable. »

Baptiste Ecolivet, bac ES en 2015, option grec :

 

BaptisteEcolivet

« A l’inscription au lycée, on m’a dit qu’il fallait choisir deux enseignements d’exploration : j’ai donc choisi le grec car cette culture m’intéressait beaucoup à l’époque et encore aujourd’hui.
De ce que je me souviens, les cours consistaient à part égale à de la traduction, de la grammaire-conjugaison, et de l’étude de la culture. J’imagine que les cours de latin étaient construits de la même façon.
En plus, cette option nous a permis beaucoup d’apports, comme aller au théâtre, voir des films ou encore un voyage scolaire.
De ce que cela m’a apporté, c’est d’abord un sens encore plus aiguisé des mots, des origines et de la composition du français ; c’est quelque chose qui a toujours été très important et précieux pour moi. Chaque mot a un sens différent d’un autre. Pour les latinistes, j’imagine que c’est encore plus évident pour le français et les différentes autres langues latines qui découlent du latin.
Et surtout, ça m’a apporté une ouverture d’esprit. Le baccalauréat général permet vraiment d’acquérir une grande ouverture de jugement et de réflexion. Mais le grec encore plus, il permet d’étudier un monde disparu, assez éloigné de nous à l’échelle humaine et qui a été à l’origine de beaucoup de choses qui composent notre monde aujourd’hui et qui ont été longtemps oubliées après eux, comme la démocratie, le philosophie, la biologie, l’histoire, ainsi que la plupart des sciences actuelles.
C’est un monde qui avait beaucoup moins accès à l’imaginaire que nous qui avons des films à effets spéciaux, et la possibilité de voyager tellement facilement ; et pourtant les Grecs ont produit des auteurs dignes des créateurs de science-fiction. Ils ont imaginé des peuples, des pratiques, et des tas de choses impossibles et impensables…
Quoi qu’il en soit, mon obtention du bac était assez incertaine et j’ai obtenu un 17 coefficient 3 au bac en grec, ce qui m’a permis de décrocher mon diplôme… C’est une note facile à avoir ; on peut y aller pour la note ou le voyage, mais j’invite vraiment ceux qui s’intéressent un peu à ces deux cultures à choisir cette option. C’est l’unique occasion ou opportunité dans une vie d’avoir accès à cette culture avec d’ailleurs une enseignante vraiment passionnée et du coup passionnante.
Pour ma part, je suis actuellement apprenti paysagiste et je dois connaître à la sortie de ma formation au moins 400 végétaux en dénomination latine avec espèce, genre, et variété… J’imagine que dans les autres sciences que la botanique comme l’anatomie la médecine ou autres, beaucoup de mots comme les maladies sont d’origine latine ou grecque ou s’expliquent et se composent forcément aussi de latin. ou du grec
L’importance du latin aujourd’hui est toujours aussi évidente. Le grec aussi, évidemment : on n’apprend pas à compter ou à dire les jours de la semaine, comme pour une langue vivante ; ces gens-là ne travaillaient pas du lundi au vendredi et ne faisaient pas la fête le samedi soir ; non, ils ont inventé notre monde. »

Julien Lagalle, bac L en 2015, options grec et latin :

JulienLagalle
« Après avoir fait du grec en seconde et en première, j’ai commencé le latin la même année, et l’ai pris comme enseignement de spécialité lors de ma terminale L, en 2014-2015. J’ai poursuivi son étude en hypokhâgne à Millet, puis lors de mes deux années de khâgne, à Caen avant d’intégrer l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm. L’apport de ces deux langues m’a toujours été utile dans d’autres matières, notamment en philosophie – où l’étymologie permet de manier les concepts beaucoup plus précisément, et où l’étude des textes anciens en langue originale est nécessaire, passé un certain niveau d’étude –, mais aussi en lettres, où la référence aux Anciens est omniprésente. De ce point de vue, les cours au lycée Millet m’ont toujours été profitables, et le seront tant à celui qui souhaite se consacrer aux études littéraires, quelle que soit son ambition universitaire, qu’à celui qui désire parfaire sa culture générale ou découvrir les cultures dont découle la nôtre. »

Elena Lognoné, bac S en 2015, option grec :

ElenaLognoné
« Après une année de PACES, je me suis dirigée vers un BTS opticien et je suis actuellement en Licence 3 Optométrie-Contactologie à Orsay. Le grec m’a apporté d’abord de la culture, qui m’a été utile pour trouver des références à placer dans les dissertations, que ce soit pour la philo au bac ou le français au BTS. Cela m’a aussi permis de comprendre et retenir facilement l’étymologie des mots, ce qui est un plus car de nombreuses maladies et symptômes ont une origine grecque. Enfin, au lycée, c’était toujours sympa de retrouver pendant trois ans le même petit groupe de 14 élèves, l’ambiance a toujours été bonne. »

Malorie Mahaut, bac ES, option grec :

Malorie

« Bonjour, je trouve cette initiative super !  Cette année je suis en Master1 en ingénierie sociale à l’IAE de caen, tout se passe bien malgré un parcours pas très clair parce qu’après le bac je me suis dirigée vers une prépa éco mais ça ne l’a pas fait donc j’ai validé mon année pour passer directement en L2 éco-gestion mais ça ne m’a pas plu non plus. Donc j’ai intégré l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises) l’année dernière en L3 et tout se passe bien depuis !

Les cours de grec m’ont apporté une culture générale non négligeable qui me sert encore aujourd’hui : la connaissance des mythes grecs permet d’avoir un réel bagage culturel !

De plus, durant les cours nous avons l’occasion d’étudier des textes intéressants en profondeur (en les analysant, en les traduisant). Sur le plan du vocabulaire, connaître l’alphabet grec représente un atout. L’étude de la langue permet également de connaître l’orthographe de mots compliqués grâce à la connaissance de l’étymologie. Tous ces points font que les cours de grec vous apporteront autant dans votre parcours étudiant que dans votre vie quotidienne. Enfin, la classe de grec est un endroit où tout le monde a envie d’être par choix, ce qui fait que les cours sont l’occasion d’un réel échange entre le/la professeur/e et les élèves dans une bonne ambiance. »

Lisa Neilz, bac S en 2015, option grec :

Lisa
« Je suis actuellement en 3eme année de pharmacie à Caen. Le grec est une aide précieuse  pour toutes les formations scientifiques : les termes médicaux sont beaucoup plus facilement définis/« décryptables » lorsqu’on est capable de diviser le mot en ses racines grecques. C’est un gain de temps et de compréhension très précieux. Je pourrais en dire autant du latin pour nos cours de mycologie ou de botanique (mais mes souvenirs latins sont trop lointains malheureusement). Que ce soit moyens mnémotechniques, ou facilités d’apprentissage pour le milieu médical, c’est forcément un atout.
Pour ce qui est de la culture générale, je partais de très loin, et c’est toujours enrichissant d’apprendre des choses, relatives à l’histoire antique ou même à la mythologie.
Les exercices proposés, pendant les cours et à l’épreuve du baccalauréat, entraînent à une organisation des idées, capacité utile dans tous les domaines et filières post-bac. »

Louise Pesnel, bac ES en 2015, option latin :

Louise

« Je m’appelle Louise, j’ai 21 ans et je suis actuellement en master 1 de Relations internationales et d’Affaires européennes à l’Institut d’Études Politiques de Lille. Avant de rejoindre ce master en Relations internationales, j’ai fait une année de classe préparatoire littéraire au lycée Millet, avec une spécialité Lettres Modernes et l’option « latin ». Ensuite, j’ai fait une licence Humanités, spécialité Monde Contemporain à l’Université de Rouen Normandie où j’ai étudié aussi le latin. J’avais débuté le latin en 5ème et j’en ai fait pendant 9 années.

J’ai toujours porté un grand intérêt pour la langue française et la littérature, c’est dans cette perspective que j’ai choisi de faire du latin. En effet, c’était pour moi une possibilité de mieux comprendre la langue française, étant donné les liens qui existent entre ces deux langues. Au-delà de l’aspect linguistique, c’est aussi comprendre une partie de l’histoire du continent européen et d’une civilisation qui a marqué l’Europe et dont les habitudes et les logiques se retrouvent parfois dans notre quotidien. Aussi, dans le cadre de mes études en Relations internationales et en Affaires européennes, c’est aussi un apprentissage qui m’a beaucoup apporté car la culture latine est une base influente des cultures européennes.

En effet, le latin a été à un moment donné la langue la plus parlée sur le continent européen, un peu comme l’est l’anglais aujourd’hui à l’échelle planétaire.  Enfin, l’apprentissage du latin permet aussi d’acquérir des techniques d’apprentissage d’une langue étrangère qui peuvent s’appliquer aujourd’hui à l’étude d’autres langues étrangères. On peut notamment faire le lien entre le latin et l’allemand avec la spécificité des déclinaisons qui caractérisent ces deux langues. Cet apprentissage des langues étrangères constitue aujourd’hui la base de mon parcours universitaire et probablement professionnel, puisque je souhaite, par la suite, travailler au sein d’organisations internationales qui sont des milieux multilingues. »

Manhattan Pochon, bac ES, option grec :

manhattan

« Je n’ai pas un parcours « habituel ». En effet, dès l’obtention de mon baccalauréat (Économique et Social en 2015), j’ai passé le concours pour devenir gardien de la paix dans la Police Nationale. J’ai alors réussi ce concours. Je suis rentrée à l’Ecole Nationale de Police en janvier 2017. Et en Octobre 2017, j’ai été affectée à Montbéliard. Cela fait aujourd’hui un peu plus d’un an que je travaille sur Montbéliard. Durant l’année du concours (2015-2016), j’ai fait une licence de sociologie ainsi qu’un semestre de psychologie. J’ai effectivement eu la chance de comprendre certaines notions grâce à l’étude du latin et du grec. A l’heure actuelle, dans mon quotidien, le grec me sert beaucoup dans mes lectures personnelles. Pour ce qui est du travail, je le retrouve également pour ce qui est des termes spécifiques. Mais ces années de latin et de grec (collège/lycée) ont été géniales. L’étude d’un nouvel alphabet, d’une mythologie extrêmement passionnante ont été très enrichissantes tant sur le point personnel que culturel. Mes souvenirs des cours de grec au lycée sont nombreux, surtout  l’étude de textes rigolos : je me souviens notamment d’un texte avec des hommes qui avaient des relations sexuelles par le genou ou des choses similaires ! 
Ce fut un plaisir de partager ces trois années de grec au lycée avec vous. »

Camille Brière, bac ES en 2016, option latin :

Camillebrière

« Je garde d’excellents souvenirs des cours de latin au lycée en petits effectifs très conviviaux. Je garde aussi en mémoire de très bons moments passés lors du voyage organisé à la capitale. C’est d’ailleurs au cours de ce voyage que j’ai découvert la ville dans laquelle je vis dorénavant sous un angle différent : celui de l’histoire et de l’art à chaque coin de rue et à chaque pavé.

Je dois avouer qu’alors même que j’étais encore lycéenne, je ne réalisais pas tellement le réel atout que le latin pouvait représenter au-delà du baccalauréat. C’est une fois le lycée terminé que j’ai réalisé l’avantage que cela pouvait être.

En effet, j’ai poursuivi mon parcours avec deux ans de classe préparatoire. Les connaissances de civilisation ou des textes étudiés issues des cours de latin m’ont bien souvent servi, que ce soit pour étoffer une argumentation orale, enrichir une dissertation, se démarquer des autres avec des exemples qui ne sont pas extraits du cours du professeur ou même que ce soit pour déclencher une réflexion plus nuancée autour d’un sujet en soulignant les différents sens d’un terme (merci aux petites évaluations de vocabulaire). De plus, le latin a été un réel pilier de ma progression en langues étrangères, à noter que le latin et l’espagnol sont assez proches, cela m’a réellement fait gagner un temps précieux sur l’apprentissage de la conjugaison entre autres.

A l’issue de ces deux ans de prépa, j’ai intégré une grande école de commerce et là encore, je prends conscience que le latin est bien plus qu’un enseignement d’exploration ou une simple option de lycée qui est derrière moi, il me permet d’assimiler plus rapidement le cours de droit et me permet encore d’étoffer mes réponses en philosophie.

Mais les atouts ne sont pas uniquement scolaires. Je constate également des atouts plus personnels tels que la culture générale ou le fait que l’on soit plus tenté de se cultiver par soi-même sans nécessairement attendre que la culture vienne à nous. Le latin, même plusieurs années après le lycée, permet de comprendre l’histoire ou de replacer dans un contexte particulier lorsqu’on voyage en Italie ou ailleurs. Par ailleurs, c’est un moyen de se démarquer encore aujourd’hui, par exemple : pour certains recruteurs, avoir fait latin est vu comme un gage de sérieux, de persévérance et d’assiduité et ça l’est, j’en suis convaincue. »

Pauline Duval, bac S en 2016, option latin

 Pauline

« Je suis actuellement en 3ème année de médecine.

Je garde de très bons souvenirs des cours de latin, souvent plus conviviaux que les autres cours, plus propices à l’échange, que ce soit entre élèves ou avec le professeur. De plus, ayant choisi la filière scientifique bien qu’aimant beaucoup les lettres, le latin a constitué pour moi une sorte de « pause » au sein de ma filière, que j’ai trouvée beaucoup trop axée sur les sciences dites exactes.

Puis, dans mon parcours post bac, l’atout majeur que constitue le latin est de me faciliter l’apprentissage du vocabulaire médical : mes études demandent d’apprendre énormément de choses et cela est toujours plus facile de retenir certains mots quand on sait d’où ils viennent.

Dans la vie de tous les jours, le latin constitue aussi une part de ma culture générale et permet une meilleure maitrise de la langue française. Pour finir, le latin aide à développer une certaine logique, qui peut être utile après le bac. »

 

Claire Floch, bac S en 2016, option latin :

ClaireFloch
« Je suis actuellement à l’INSA de Rennes en spécialité SGM (sciences et génie des matériaux).
Je suis dans une filière scientifique dans laquelle je fais beaucoup de maths et de physique. Le latin ne m’est donc pas utile pour les matières scientifiques qui me sont enseignées.
Néanmoins, cela m’a été utile pour la philosophie et le français au lycée car cela me permettait d’avoir des connaissances supplémentaires. Sinon le latin permet d’apprendre à apprendre par cœur et à être rigoureux.
De plus je dirais que le latin permet d’avoir une bonne culture littéraire quand on suit une formation scientifique. »

Cameron Gramond, bac ES en 2016, option latin :

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« Durant mes années au collège et en seconde/première, j’ai fait du latin. Encore maintenant, cela me sert dans mon parcours : je suis en 3ème Année de licence de sociologie parcours anthropologie ; l’étymologie des mots est récurrente et donc le latin m’aide beaucoup, mais aussi pour les cours de civilisation. Cette langue ancienne m’a été utile dans plusieurs cours. Dans les études littéraires ou dans les sciences humaines, le latin aide beaucoup pour comprendre le sens des mots actuels en français et pouvoir mieux analyser le sens.

La civilisation romaine est la base de toutes nos civilisations ; donc on est souvent amené à en parler et c’est plus simple pour moi d’en parler grâce aux cours de civilisation. Même sans cela, le latin est utile pour notre propre réflexion et notre culture générale. »

Flavie Chilard, bac S en 2017 , option grec :

 

FlavieChilard« Je suis actuellement en première année de licence de droit à Caen mais je pense me réorienter pour la rentrée prochaine en BTS Compatibilité Gestion en alternance avec le groupe FIM ou en BTS Notariat en espérant être prise après 2 années de fac.
Durant mes années de lycée, j’ai suivi les cours de grec, ce qui m’a apporté beaucoup de culture générale et, durant mes années de droit, m’a été utile notamment en ce qui concerne les cours d’histoire du droit. De plus , et surtout , durant toutes les années où j’ai étudié le grec, ma moyenne n’était pas très élevée ; cependant avec du travail, j’ai réussi à obtenir au bac la note de 16, ce qui m’a été très utile car sans ces points bonus je n’aurai pas eu mon bac. Les points bonus que l’on peut obtenir pour le bac ne sont donc pas négligeables ! Je conseille à tous les élèves encore hésitants de choisir cette matière pour tout ce qu’elle peut nous apporter pour la suite. »

Mathis Desmortreux, bac S en 2017, option grec :

 

mathisdes
« Je suis en deuxième année de CPGE de mathématiques, j’ai fait trois ans de grec à partir de la troisième. Hormis les points que la langue ancienne rapporte au bac, le grec permet d’acquérir un apport culturel important. J’ai découvert des philosophes que je ne connaissais pas ; cela m’a permis d’élargir ma façon de penser. Le grec m’a aussi permis de m’améliorer en langue. La langue ancienne me sert pour comprendre certains mots car la langue française emprunte beaucoup de termes d’origine grecque. En physique, je ne me perds pas dans les lettres grecques et en mathématiques, certaines notions sont issues de mathématiciens de l’époque. »

Sarah Eudes, bac ES en 2017, option grec :

saraheudes
 » Je suis actuellement en LEA, donc les langues m’ont toujours attirée, c’est pourquoi j’avais choisi de faire du grec, ce qui est un atout dans ma filière d’aujourd’hui ! Le grec m’a apporté tout d’abord beaucoup de culture générale, car au-delà de savoir lire du grec et de le traduire, on en apprend aussi beaucoup sur les écrivains, philosophes, sur les écrits de l’époque et sur les mythes. De plus, il y a encore aujourd’hui des fois où j’explique la provenance de certains mots français qui proviennent souvent de mots grecs, c’est très intéressant et l’étymologie aide beaucoup pour comprendre le sens d’un mot français. Je suis également allée en Crète, et mon apprentissage du grec m’a beaucoup aidée à me repérer. Le grec aide aussi à rapporter des points pour le bac bien sûr et à avoir une mention, ce qui n’est pas négligeable ! »

Emma Frigout, bac L en 2017, option grec :

 

EmmaFrigout

« Je suis aujourd’hui en 2ème année de LLCER ( Langue, littérature et civilisations étrangères et régionales) anglais. J’ai fait du grec pendant quatre ans puisque j’ai commencé au collège. Au lycée, les cours de grec sont principalement orientés autour de la traduction (version). La traduction en elle-même est un exercice intéressant, mais les points culturels que les textes traduits permettaient d’aborder sont également très enrichissants, notamment en L puisqu’il était possible de faire le lien entre ce cours et celui de philosophie. Concernant le vocabulaire, c’est certain que l’apport est considérable ! Même encore aujourd’hui en L2, je réalise que je connais le sens de certains mots (chronophage par exemple) grâce au grec. Certaines connaissances en étymologie m’ont été très utiles en L1 lors de cours de français et en L2 pendant des cours de lexicologie. Les langues anciennes sont également utiles pour l’obtention du bac en lui-même puisque les points obtenus peuvent être très valorisants. L’épreuve se prépare tout au long de l’année et donc elle ne représente pas une charge de travail très considérable et insurmontable. »

Morgane Hamel, bac S en 2017, option latin :

 

Morgane
Je suis actuellement en 2ème année de STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) à Rennes, dans l’optique de passer le CAPEPS et l’agrégation d’enseignant d’EPS. Le latin a été une aide pour moi au lycée notamment en français et en philosophie. Il m’a apporté des références en littérature, il m’a permis de comprendre certains courants et concepts et m’a permis d’enrichir ma culture générale. Je vois surtout le latin comme un prolongement du français : il nous aide à écrire, à comprendre le sens de certains mots, à nous améliorer en grammaire, en conjugaison et en orthographe. Cette option m’a également permis d’être dans la classe de latinistes, une classe studieuse avec une bonne ambiance et une bonne entraide. Enfin, grâce au latin j’ai pu effectuer un voyage scolaire à Paris dont je garde de bons souvenirs. Le latin a été une bonne expérience pour moi que je ne regrette pas. Les cours se déroulaient toujours dans une ambiance détendue. Je recommande vivement cette option !

Lou-Anne Henrion, bac ES en 2017  option grec :

Lou-Anne
« J’ai fait une première année de DUT MMI (Métiers du Multimédia et de l’Internet). Dès le début, je me suis rendue compte que le grec allait être un atout majeur. J’ai pu utiliser mes connaissances dans d’autres matières et comprendre plus vite certaines notions abordées. Après cette première année, je me suis réorientée en DUT INFO COM option publicité. J’étais beaucoup plus dans mon univers, mais la plupart des profils étaient semblables au mien … à part pour le grec ancien ! Encore une fois j’étais ravie de constater que mes cours de grec me permettaient de me démarquer. Peu de personnes font le choix de suivre cette option, et c’est dommage car c’est extrêmement enrichissant et ça donne de réelles clés pour la suite. Aujourd’hui je peux dire que je ne regrette absolument pas d’avoir fait du grec ancien, au contraire je pousse les plus curieux à se lancer. On apprend vraiment des choses qui nous servent dans les études comme dans la vie de tous les jours. Il ne faut pas oublier non plus que c’est un vrai plus sur le CV et que ça peut faire la différence dans le monde du travail  : alors foncez ! »

Eloïse Hulin, bac ES en 2017  et option grec :

EloïseHulin
« J’ai eu un bac ES en 2017 avec comme option du grec.
Je suis maintenant en 2eme année de DUT techniques commerciales où je ne pratique malheureusement plus le grec.
Mais même sans ça il est très utile lorsqu’on est en culture générale ou en expression.
Cela est utile aussi lorsqu’on s’entraîne à passer les concours de commerce où il y a des questions où on doit trouver la signification. L’étymologie grecque du mot nous permet de deviner sa signification : du coup on gagne pas mal de points ! »

Flavien Legendre, bac ES en 2017, option latin :

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« Je suis actuellement en seconde année de classe préparatoire aux grandes écoles filière économique. Le latin m’a d’abord servi à obtenir des points supplémentaires pour le bac, ce qui n’est pas négligeable pour avoir une mention. L’apprentissage du vocabulaire en latin permet de faciliter l’apprentissage dans d’autres matières mais également de comprendre des mots, que ce soit en français ou en langue étrangère. Le latin ne sert pas tous les jours mais peut s’avérer très utile dans le supérieur (en économie bien sûr, mais je pense surtout à la médecine). De plus, les effectifs sont moins chargés qu’en classe entière, ce qui rend les cours plus abordables et beaucoup moins scolaires. L’ambiance y est très bonne. »

Héloïse Belhomme, bac S en 2018, option latin :

 

HéLoïseBelhomme
« Cette année, je suis en PACES. Je ne vois pas d’utilité directe au latin durant cette première année de médecine ; en revanche l’apprentissage du latin n’en reste pas moins une gymnastique intellectuelle, qui est donc bénéfique pour cette année plutôt complexe. L’étude du latin m’a également permis d’acquérir une bonne culture générale ! Je conseille vivement aux élèves intéressés par la civilisation gréco-romaine, ou même aux curieux, de choisir l’option LCA. »

Emma Boulard-Jouault, bac S en 2018, option latin :

EmmaBoulard
« Je suis en prépa intégrée à Polytech Lille, en école d’ingénieur.

Le latin m’a apporté une très bonne culture générale. Je ne regrette pas du tout de l’avoir fait car j’ai pu avoir des points en plus au bac et avoir ma mention très bien. De plus, j’ai toujours été dans la classe des latinistes et ça a toujours été une classe très studieuse avec de supers résultats et une très bonne ambiance! Si c’était à refaire, je le referai !  »

Juliette Cantais, bac S en 2018, option latin :

 Juliette
« Je suis désormais en école d’informatique (à Supinfo). Pour ma part, je n’utilise plus trop mes cours de latin car mon orientation ne me le permet pas mais je pense que les cours sur la mythologie et l’histoire romaine en général m’ont permis d’avoir une certaine culture générale. »

Paul Martin, bac S en 2018, option latin :

PaulMartin
 » J’ai eu mon bac S l’année dernière, j’avais beaucoup aimé les cours de latin, je vous envoie donc ces quelques lignes pour motiver les futurs lycéens : je suis maintenant en prépa MPSI au lycée Grignard.
Le latin m’a d’abord permis d’acquérir une plus grande capacité de travail durant mes trois années de lycée ; la transition avec les études supérieures m’a donc semblé plus facile. Je n’ai pas vraiment ressenti ces trois heures supplémentaires par semaine comme une difficulté car les cours étaient plus sympathiques que dans certaines autres matières (moins de pression, profs engagés, etc.).
Le latin m’a aussi été utile pour remplir mon dossier en fin de terminale, où les options sont prises en compte dans le classement des candidats pour leurs écoles post-bac.
Enfin, j’ai découvert une nouvelle culture, qui m’aide encore dans certains cours de philosophie.

Je conseille aux collégiens de faire du latin pour développer leur culture générale ainsi que pour se préparer aux études supérieures, en sachant que cette option peut vous rapporter en plus des points supplémentaires au bac. « 

Sveltanna Patin, bac S en 2018, option latin :

Sveltanna
« J’étudie à l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs des Travaux de la Construction à Caen. Je ne regrette absolument pas d’avoir choisi le latin au collège et au lycée.
Le latin m’a beaucoup apporté pour ma culture générale, ce qui a pu me servir par la suite lors des concours postbac. C’est aussi une option avec une charge de travail en plus. Cela m’a donc servi à m’organiser et me préparer pour le postbac sans remarquer une différence de travail et donc sans avoir besoin d’un temps d’adaptation. Même si je ne me sers plus beaucoup du latin dans mes études postbac, à certains moments pour une période ou certains ornements architecturaux, il m’est d’une grande utilité. »

 

Un commentaire

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